dimanche, janvier 06, 2008

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Nucléaire: l'Iran coopère avec l'AIEA pour éviter des sanctions de l'ONU
TEHERAN - L'Iran va poursuivre sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour empêcher l'adoption de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par Irna.
"Pour éviter de nouvelles sanctions, nous allons continuer le processus de coopération avec" l'AIEA, a déclaré M. Hosseini, lors de son point de presse hebdomadaire, selon cette agence de presse.
L'Iran et l'AIEA ont signé en août un accord avec un calendrier étalé sur plusieurs mois afin d'éclaircir, d'ici la fin de l'année, les zones d'ombres du programme nucléaire iranien.
Les ministres des Affaires étrangères du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) impliqués dans les discussions sur le nucléaire iranien ont décidé vendredi d'attendre novembre et les rapports du chef de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, et du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, pour décider d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran.
Faisant allusion à la position des Etats-Unis et de la France, qui réclamaient l'adoption de nouvelles sanctions immédiatement, M. Hosseini a déclaré que "certains pays radicaux" avaient "dû respecter la position des pays plus réalistes", qui veulent attendre le rapport de M. ElBaradei.
M. Hosseini a aussi ajouté que de nouvelles discussions entre les experts iraniens et ceux de l'AIEA auraient lieu d'ici une semaine à propos des centrifugeuses (de générations) P1 et P2.
Une première série de discussions ont déjà eu lieu la semaine passée à propos de ces centrifugeuses.
L'Iran possède actuellement quelque 2.000 centrifugeuses P1 qui fonctionnent à l'usine d'enrchissement de Natanz (centre) et est en train d'en installer plus de 600 autres.
Les responsables iraniens avaient déclaré par le passé qu'ils travaillaient aussi sur des centrifugeuses P2, plus modernes et plus perfectionnées.
Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a demandé samedi aux grandes puissances de soutenir l'accord avec l'AIEA.
Le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, avait déclaré début septembre que cet accord était nécessaire afin d'empêcher une confrontation qui pourrait conduire à la guerre.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a par deux fois imposé des sanctions à l'Iran pour son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium. Malgré ces deux résolutions, Téhéran refuse toujours toute suspension.
Certains pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à utiliser son programme d'enrichissement à des fins militaires, mais la République islamique soutient que ses activités sont purement pacifiques.

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