samedi, novembre 24, 2007

parti democratique ahwazi(arabistan)








Déclaration de l’Ambassadeur McNee sur les droits de l’homme en Iran
Déclaration de l’Ambassadeur John McNeeReprésentant permanent du Canada auprès des Nations Uniesà la Troisième Commission de la 62e Assemblée générale des Nations Unies avant le vote sur la résolution intitulée : «Situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran»
New York, le 20 novembre 2007
Monsieur le Président,
Depuis l’adoption de la dernière résolution sur la situation des droits humains en Iran, au sein même de cette Commission, force est de constater que le gouvernement de l’Iran est de moins en moins apte à protéger les droits et les libertés fondamentales de sa population, conformément à ses obligations internationales.
Le Canada et les 41 autres coauteurs de cette résolution n’ont pas pris à la légère la décision de présenter une résolution sur cette grave question à cette session de l’Assemblée générale. Nous attendons plutôt avec impatience le jour où la détermination de l’Iran de protéger les droits humains et sa volonté de respecter ses obligations en la matière seront tels qu’il ne sera plus nécessaire de présenter cette résolution. Nous anticipons le jour où le gouvernement iranien finira simplement par admettre les problèmes des droits humains auxquels il est confronté. Et un jour, espérons nous, les citoyens iraniens eux mêmes pourront discuter ouvertement de ces enjeux et y remédier, sans crainte d’être persécuté ni, dans le cas des médias, d’être interdits de diffusion.
D’ici là, la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies demeure l’un des principaux mécanismes par lesquels la communauté internationale peut plaider en faveur d’un changement constructif. Nous espérons que, en attirant l’attention sur la situation des droits de la personne en Iran, cette résolution stimulera le débat, favorisera la protection de ces droits et accélérera, de manière plus générale, le progrès vers le respect des droits humains en Iran.
S’agissant de la résolution dont vous êtes saisis aujourd’hui, tout a été mis en œuvre pour rédiger un texte nuancé et rigoureux, qui prenne dûment en compte des changements intervenus depuis la dernière résolution adoptée par cette Commission sur la situation des droits de l’homme en Iran. Ces changements comprennent une détérioration marquée du respect des droits humains, y compris la confirmation que la lapidation est de nouveau utilisée comme méthode d’exécution. À cela s’ajoute une recrudescence des traitements ou châtiments cruels, inhumains ou dégradants, tels que l’amputation et la flagellation, ainsi que la persécution systématique des défenseurs des droits humains, y compris des droits des femmes et des minorités.
Plus tôt au cours de cette session de la Troisième Commission, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a accordé une attention spéciale à la situation en Iran, y compris à l’exécution de personnes d’âge mineur, à l’augmentation des exécutions de masse et au recours à la lapidation comme méthode d’exécution. Il y a à peine 5 jours, le 15 novembre dernier, en violation flagrante de ses obligations prises sous le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convection relative aux droits de l’enfant, l’Iran a exécuté un jeune homme pour un crime commis alors qu’il n’était âgé que de 16 ans. Comme le Rapporteur spécial a déclaré, « il est grand temps que cette Assemblée prenne position et réagisse face à ces violations chroniques des droits humains. »
Monsieur le Président,
Cette enceinte a l’obligation de traiter des cas de graves violations des droits humains. L’Assemblée doit prendre position et réagir. Nous devons amener le gouvernement iranien à rendre compte des violations persistantes des droits humains à l’encontre de ses citoyens. Nous devons pouvoir faire entendre notre voix au nom du peuple iranien, puisqu’il est interdit à celui ci de le faire.
Je vous demande instamment d’appuyer cette résolution.
Merci.

Aucun commentaire: