samedi, juillet 14, 2007

parti democratique ahwazi(arabistan)


L’Iran, l’euro, le pétrole et le dollar

Il y a deux informations dont on n’entend parler nulle part et qui devraient avoir pourtant des conséquences considérables. Je ne sais si cela peut aller jusqu’à une "rupture systémique globale", comme l’annonce le site "Europe 2020", ni si cette crise mondiale va se déclencher la semaine du 20 au 26 mars (on n’est pas dans Nostradamus !), mais le risque est certain.
En effet, on sait depuis longtemps que le déficit américain n’est pas tenable, profitant à outrance de la position dominante du dollar comme monnaie de réserve. Dans ce contexte de déséquilibre, les performances de l’économie américaine devaient beaucoup au savoir-faire de Greenspan, qui vient juste de partir à la retraite.
Or, son successeur n’a rien trouvé de mieux pour régler son déficit que de le masquer (en arrêtant, à partir du 23 mars, de publier l’indicateur M3 de la masse de dollars en circulation). C’est la première information inquiétante, de l’ordre de l’abandon de l’étalon or, et qui équivaut à faire marcher la planche à billets (ce qui produit normalement inflation et dévaluation).
La deuxième information fait plus que s’ajouter à la première, elle en multiplie les dangers et donne un éclairage singulier sur les tensions actuelles avec l’Iran. En effet, les Iraniens devraient inaugurer, le 20 mars, jour de la nouvelle année pour eux, une bourse du pétrole en euros. Si l’opération réussit, le dollar pourrait en être gravement affecté, car il dépend beaucoup des pétro-dollars et l’existence, désormais, d’une monnaie refuge gérée plus rigoureusement par la BCE, ainsi que de marchés en euros, pourrait sonner la fin de la domination du dollar et le moment de payer ses échéances pour les USA.
Bien sûr, ce n’est l’intérêt de personne de plonger le monde dans la crise, et tout sera fait pour en atténuer le choc, mais les sommes en jeu sont si considérables qu’un mouvement massif de migration des capitaux est malgré tout le plus probable. La probabilité que la crise éclate dans la semaine du 20 au 26 mars n’est pas nulle, mais ce n’est pas la question, car il semble en tout cas difficile de l’éviter à plus long terme. Tout déséquilibre monétaire finit par se payer d’une façon ou d’une autre. On verra bien, c’est pour très bientôt, mais la situation financière américaine est très préoccupante (avec la bulle immobilière entre autres), et on peut s’étonner tout de même qu’on en parle si peu...
alkabi