mardi, août 22, 2006
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alkabi aref
TEHERAN (AFP) - L'Iran a jugé lundi "impossible" de suspendre son enrichissement d'uranium, comme le lui demandent les grandes puissances et comme l'exige l'ONU, et a même annoncé un progrès à venir dans ses projets de production de plutonium."Avec les progrès techniques des scientifiques iraniens et dans les conditions actuelles, la suspension est désormais impossible", a déclaré Mohammad Saidi, vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
Juste avant, c'est la plus haute autorité de l'Etat, le guide suprême et ayatollah Ali Khamenei, qui affirmait que "dans le dossier nucléaire et d'autres dossiers, avec l'aide de Dieu, de la patience et de l'effort, l'Iran poursuivra son chemin avec force et en recueillera les fruits".
Ces déclarations, dans la même veine que celles d'autres responsables du régime, reviennent à un rejet de l'offre de coopération des grandes puissances pour que Téhéran suspende notamment son enrichissement d'uranium.
Présentée le 6 juin par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne, l'offre comporte des mesures incitatives pour amener Téhéran à se plier aux demandes de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Un responsable iranien proche du dossier a déclaré lundi que Téhéran fournirait mardi à cette offre "une réponse (qui) sera complète et écrite. Elle sera remise aux Européens".
En rejetant obstinément toute suspension, l'Iran court le risque de sanctions au Conseil de sécurité des Nations unies.
Ce dernier, dans une résolution adoptée le 31 juillet, a donné à Téhéran jusqu'au 31 août pour suspendre notamment son enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera des mesures pour l'y contraindre.
Un membre influent du Parlement iranien a averti lundi qu'une telle issue pourrait mener à la suspension par l'Iran de sa coopération avec l'AIEA.
"Si la pression internationale augmente et en cas d'application de sanctions, la commission de la sécurité nationale du parlement pourra voter un projet de loi suspendant les inspections", a déclaré Allaeddine Boroujerdi, le chef de la commission des Affaires étrangères et de la sécurité nationale du parlement.
Les inspecteurs de l'AIEA surveillent les sites nucléaires iraniens, mais l'Iran a cessé en janvier dernier l'application du protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP), qui permettait un contrôle renforcé des installations.
Mais la pression sur l'Iran est d'autant plus susceptible de s'accroître que les responsables iraniens ne font rien pour la soulager.
M. Saidi a ainsi annoncé le démarrage "dans un avenir très proche" d'une usine de production d'eau lourde, destinée au fonctionnement du réacteur nucléaire d'Arak, qui est en construction. Cette production devrait "démarrer dans environ deux semaines", selon une source proche du dossier.
L'eau lourde sera utilisée comme liquide modérateur pour le réacteur expérimental, qui devrait être achevé en 2009.
L'AIEA a demandé à l'Iran de suspendre cette construction, car les Occidentaux craignent que la production de plutonium du réacteur soit utilisée pour la fabrication de bombes atomiques.
La seule note d'optimisme est venue de Bruxelles où, après une conversation téléphonique avec Ali Larijani, responsable du dossier nucléaire iranien, le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, a déclaré que les deux parties étaient "ouvertes" à la poursuite des contacts sur le nucléaire iranien.
Les deux responsables se sont entendus sur leur "ouverture, dans les circonstances appropriées, pour des contacts supplémentaires dans le but de rétablir la confiance dans la nature purement civile du programme nucléaire iranien". membre de la parti democratique ahwazi
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